Groupe de chiens

Beaucoup d’apriori tournent autour du chien, et notamment la volonté d’en faire un animal dont la structure de sa société reste figé sous forme pyramidale stricte, avec un alpha : le “chef de meute”, le “dominant”, le “plus fort”, et puis les autre qui s’alignent les uns en dessous des autres suivant un rapport de force.

Et pourtant, il a depuis lors, et à de nombreuses reprises, été prouvé que        c’est faux.

On a aussi tendance à comparer le chien au loup or ils ont bien un ancêtre commun mais tout comme nous en avons un avec le chimpanzé. Pour autant nous sommes bien 2 espèces distinctes, chacune avec un fonctionnement en groupe particulier. De plus même les meutes de loup ne s’inscrivent pas dans un schéma de dominance hiérarchique (Je vous invite à lire les ouvrage de David Melch si vous n’êtes pas convaincu : il a passé 13 étés a observer  une meute de loup sauvage, et le seul intérêt à être le couple “alpha” c’est qu’il est le seul à se reproduire, ce ne sont pas eux qui mangent en premier, ni qui guide le groupe).

Dans un groupe de chiens, comme dans un groupe d’humain, la structure évolue en permanence et suivant les affinités, les mésaventures, les blessures et le tempérament, etc, de chacun.

Ne voyez pas les groupes de chiens comme les meute de loup de dessins animés mais bien comme une famille, avec des adultes matures ayant plus ou moins de tempérament, de volonté de s’approprier, de discrétions qui vont apprendre aux plus jeunes à vivre ensembles.

Il n’existe ni “gentil” ni “méchant” chien. Ni “dominant” ni “dominé”. Mais seulement des situations où le caractère et l’expérience de chacun entre en jeu.

Souvent en promenade je vois des gens presque pendre leur chien en bout le laisse en me criant “n’approchez pas, mon chien est dominant”, et bien permettez moi Madame/Monsieur, de vous dire que non, votre chien n’est pas dominant, il n’est juste pas socialisé, ce qui est très grave. Ne vous cacher derrière ce terme mal utilisé.

Le terme dominant/soumis, existe en éthologie, mais elle s’applique à un couple d’individu donné, à un endroit donné, dans une situation donnée et à un moment donné !

Prenez Grimm par exemple : c’est un chien très sympa, joueur, mais avec du tempérament. Si un chien lui grogne dessus pour “protéger” le bâton qu’il a dans la bouche, et bien suivant qui est le chien, si il lui dit “proprement” de le laisser tranquille ou si il s’énerve en lui disant, Grimm va soit lui laisser le bâton, soit le gronder car il fait de l’appropriation irréfléchi (se met en danger car protège une ressource non vital face à un individu  plus fort que lui), soit juste prendre le bâton avec un air hautain et le poser un mètre plus loin.

Dans cette situation, suivant qui est en face, Grimm sera soit “dominant” soit” dominé”. Aucun chien n’est toujours “dominant” ou “dominé” : ce n’est valable que pour une situation.

Ce qui est vraiment important de retenir c’est que Grimm ne va en aucun cas bêtement foncer sur le chien pour le tuer parce qu’il a un bâton. Il va savoir adapter sa réponse en fonction de l’individu et de la situation présenté, et va agir en fonction de son tempérament (caractère) et de ses expériences.

Si vous tenez absolument à lier le fonctionnement du chien à une pyramide, prenez plutôt celle-ci !